Le 7 novembre 1995, notre Congrès constituant fut tenu. Lors de ce Congrès, les délégués m’ont élu Président de cette organisation. Les 21 et 22 mars 1999, le troisième Congrès de l’UES s’est tenu à Cologne et il m’a été confié d’assumer la fonction de Président pour une deuxième période de trois ans.
Au cours de ces six années, j’ai essayé avec l’aide des Vice-Présidents, du Trésoriers, du Secrétaire Général et de ses collaborateurs de faire de l’UES un partenaire reconnu au sein du PPE.
En octobre 1999, nous avons décidé de plaider pour l’établissement de l’UES au sein de la fraction PPE de manière adéquate, pour ainsi établir une institution de permanence pour les questions des personnes âgées. Ont été initiées des conversations avec le nouveau président de la fraction, Dr Hans-Gert Poettering et maintenant nous avons réussi à les finaliser avec succès. Lors de notre dernière réunion du Comité Exécutif à Riga, nous avons élu le membre du Parlement Européen, Dr Marilies Flemming porte-parole pour les seniors et nous en avons informé Dr. Poettering par écrit. Le groupe du PPE en a pris acte et ainsi Dr Marilies Flemming est porte-parole pour les questions des personnes âgées du groupe PPE au Parlement européen.
Cette longue période jusqu’à la réalisation de notre demande fut aussi causée par le fait que la formation d’un nouveau gouvernement en Autriche a eu pour résultat les répercussions bien connues. Aussi au sein de l’UES, une discussion sur cette question s’est déroulée et il en est résulté l’adoption à l’unanimité d’une résolution avec le contenu suivant:
« L’Union Européenne des Seniors se déclare – sans restrictions – conforme avec les objectifs et les principes du Parti Populaire Européen ainsi qu’avec les valeurs fondamentales de l’Union Européenne, en particulier dans le domaine des droits de l’homme.
Ainsi, l’UES a pleine compréhension pour les organisations membres, surtout dans les pays qui ont souffert sévèrement sous le national-socialisme, qui observent avec souci tous les développements qui pourraient mener à une résurgence des idées totalitaires.
Lors de la réunion tenue le 17 février 2000, le Comité Exécutif de l’UES a pris connaissance de la résolution adoptée par le groupe belge. D’ailleurs, le Comité Exécutif a pris connaissance de la déclaration signée par les deux présidents des partis ÖVP et FPÖ. L’UES s’attend à ce que l’ÖVP agira exclusivement conformément aux principes stipulés dans cette déclaration.
Sous ces conditions, l’UES ne voit pas de raison d’affirmer une motion éventuelle pour exclure l’ÖVP du Parti Populaire Européen, et autorise le Président à représenter l’opinion de l’UES lors de la réunion le 6 avril 2000.
Le 7 juin 2000, le Bureau exécutif du PPE a décidé que l’ÖVP est invité à tous les comités et qu’il peut y collaborer.
Ceci fut possible par le fait que des représentants du PPE dirigé par Wim van Velzen ont effectué une enquête de la situation en Autriche et avec leur rapport correspondant ils ont fourni la base pour cette résolution du Comité directeur du PPE.
Les expériences faites avec les sanctions contre l’Autriche ont mené à ce qu’après la formation d’un nouveau gouvernement en Italie l’UE n’a pas pris de telles mesures (même si annoncées par des hommes politiques dirigeants) – ou est-ce que la taille d’un pays membre de l’UE joue un rôle à cet égard ?
Lors du Congrès tenu à Cologne, j’ai informé que l’UES était admis au Groupe de Liaison de l’UE. Malgré la résistance des ONGs, la Commission avait décidé que nous serions admis en tant que 6ième membre.
Lors de la réunion du Comité Exécutif tenu le 17 février 2000, le Secrétaire général Ing. Mohaupt avait indiqué qu’au moment de notre admission, la Commission avait déjà considéré d’établir une autre institution sous le nom « Plate-forme ».
Dès le début, l’UES a collaboré de manière constructive à la réalisation d’une telle plate-forme, mais le développement s’est déroulé très défavorablement.
Nous avons décidé de continuer, par principe, notre collaboration.
Trois principes doivent être garantis:
Plate-forme: par des personnes âgées pour les personnes âgées
A la suite de notre discussion il y a eu une rencontre avec les responsables de la « Plate-forme de seniors », qui entre-temps a été fondée sous le nom « AGE ». Mais, on n’a pas atteint de résultats concrets.
Je juge scandaleuse l’attitude de la Commissaire Mme Diamontopoulou. Jusqu’à présent, elle n’était pas préparée à recevoir une délégation de l’UES pour une rencontre. Elle ne veut parler qu’avec les représentants de la nouvelle Plate-forme. En tout cas, notre objectif restera: Pas de rupture des contacts, mais rester indépendant comme UES.
A présent, une organisation de seniors des sociaux-démocrates est aussi formée à l’échelle européenne.
S’il existent des organisations de seniors des deux plus fortes fractions au Parlement de l’UE, la Commissaire en charge aura bien du mal maintenir son attitude présente.
Les institutions de l’UE parlent du dialogue civil, mais Mme Diamantopoulou pratique le contraire.
L’UES a aussi contribué avec des propositions à la formulation du document de congrès qui fut adopté lors du Congrès du PPE les 11 – 13 janvier 2001 à Berlin.
Les discussions menaient au points suivants:
| Communauté de valeurs | Les observations relevantes concernent aussi les personnes âgées, en particulier la non-discrimination qui fut aussi ancrée dans la Charte de l’UE sur les droits fondamentaux. L’objectif doit être d’ancrer ces droits aussi dans la loi nationale (comme promis par les partis du gouvernement autrichien) |
| Economie | L’apprentissage pendant toute la vie devient de plus en plus important aussi pour les personnes âgées. |
| Bio-éthique |
Les questions des soins palliatifs – des débats intensifs à
la suite des développements aux Pays-Bas. Soins palliatifs: « oui », sans compromission L’euthanasie: « non », sans compromission Prolongation de la vie en cas de maladie terminale: « oui » mais avec des restrictions |
Un problème spécifique est posé en déléguant des représentants aux groupes de travail. L’UES n’est pas en mesure de payer les coûts correspondants (voyages et logement) pour les représentants dans les groupes de travail.
Le PPE devrait trouver une solution pour ce problème, parce qu’un travail efficace de ces groupes de travail ne sera possible qu’avec la participation adéquate des représentants des personnes âgées.
Le 28 septembre 2000, un congrès s’est tenu à Bruxelles sur le thème « Personnes âgées et bénévolat ». Il fut organisé de manière excellente par nos amis belges, surtout par notre Vice-Présidente Mme Elisabeth Dispaux-Cornil. La documentation est déjà finalisée et fut distribuée aux membres du Comité Exécutif à Riga.
Je voudrais encore une fois remercier l’équipe d’organisation du Congrès présidé par Vice-Présidente Dispaux-Cornil pour ses travaux.
Finalement, après six ans d’existence de l’UES et après la cessation de ma fonction de Président, je voudrais signaler qu’au cours de ces six années on a fait un bon travail.
Le Congrès tenu à Vienne avec l’adoption de la « Déclaration de Vienne » était et sera aussi à l’avenir une base essentielle pour le travail de l’UES.
Lors des conférences à Königswinter, à Budapest et à Levoca nous n’avons pas seulement discuté mais aussi adopté des bases détaillées pour notre travail sur « la sécurité des pensions dans la vieillesse et les relations entre les générations au sein de l’UE », « la création des structures pour l’intégration politique et la participation des personnes âgées », ainsi que « l’intégration des pays de l’Europe centrale et de l’est ».
C’est avec grande satisfaction que je note que le groupe du PPE au Parlement Européen a élaboré – basé sur la résolution du Forum de Senior du 30 septembre 1998 - un programme pour la promotion des personnes âgées dans le 21e siècle.
Il s’agit de:
Ce résultat était la suite de notre initiative et prouve que l’engagement et la persévérance valent la peine.
Si nous agissons sur toutes les échelles (locale, régionale, nationale et UE) et dans tous les domaines avec plus de confiance en nous mêmes (résoudre des conflits) et si nous luttons pour nos demandes justifiées, nous réussirons à donner aux personnes âgées une place adéquate dans la société.
Pour terminer, je voudrais remercier les délégués des organisations membres, les membres du Comité Exécutif, les Vice-Présidents, le Trésorier, le Secrétaire Général et ses collaborateurs – pour leur confiance en moi, leur co-opération loyale et leur collaboration constructive.
Pour moi, ces six années avec vous, mes amis, furent de belles années – je ne voudrais pas avoir manqué ces années avec vous.
C’est avec une vision que je voudrais dire adieu: que le travail de l’UES contribuera à ce qu’un jour il ne faille plus de journée de la vieillesse et pas d’Année de l’ONU des personnes âgées.